Coupe du monde 2018 (U20-feminines-qualification/1er tour aller)

L’Algérie ne croit même pas au miracle


La sélection nationale féminine des U20 est à pied d’œuvre au CNT de Sidi-Moussa afin de préparer la double confrontation contre le Ghana en éliminatoires du Championnat du monde de la catégorie, dont la manche aller se déroulera ce vendredi 15 septembre à 19h00 au stade Omar-Hamadi de Bologhine.

Un très (trop ?) gros morceau pour les jeunes algériennes qui n’ont pratiquement aucune chance de participer à la Coupe du monde en France l’année prochaine. « Notre objectif est déjà d’avoir mis en place une sélection nationale U20 qui va jouer en aller-retour contre la sélection du Ghana, explique Azzedine Chih, responsable technique de l’ensemble des sélections féminines. C’est vrai que c’est une grande sélection, qui participe au Mondial des jeunes catégories tous les deux ans, et ce ne sera pas évident sur le plan de la performance, mais ce sera une occasion pour nous de voir ce qui se passe au niveau international, notamment pour ces filles qui n’ont jamais eu l’occasion auparavant de jouer un match international. Ce sera une opportunité pour elles de découvrir le football africain, de se frotter à des joueuses plus fortes. Cependant, jouer contre le Ghana n’a pas créé un complexe, que ce soit pour le staff technique ou pour les joueuses ». Conscient de la difficulté de la tâche, Chih, qui occupe également le poste de sélectionneur des A depuis de longues années mais sans résultats probants, explique que la mission est quasiment impossible. « Ce n’est pas facile parce que ce sont des joueuses qui ne s’entrainent pas beaucoup durant la saison. Elles souffrent de carences sur les plans technique et physique, mais nous essayons de travailler tous les aspects en même temps. Nous sommes obligés de passer par là. C’est une étape très importante qui va nous permettre de faire une évaluation par la suite et de tirer le maximum d’enseignements pour pouvoir aller plus tard vers une formation à long terme et ne plus attendre que des compétitions arrivent pour se préparer. Cette équipe est mise sur pied depuis un mois et demi seulement et nous essayons de la préparer de la meilleure manière possible et ces deux matches ne pourront que bonifier le capital expérience des joueuses ». Alors que le football féminin peine réellement à se développer en Algérie, l’expérimenté Azzedine Chih déplore toutes les difficultés rencontrées par les algériennes pour pratiquer cette discipline en plein essor à travers le monde et fortement soutenu par la FIFA. « Je dis juste que ces jeunes filles n’ont pas la possibilité de beaucoup s’entraîner durant la semaine. Elles terminent l’école vers 17h00, il n’y a pas de terrains disponibles pour elles… En un mot, elles s’entrainent dans de mauvaises conditions. Le bilan chiffré que nous avons établi de leurs heures d’entrainement durant la saison donne un résultat insignifiant. Les tests physiques que nous avons effectués ont révélé beaucoup de carences, sans parler du volet technique. Le volume d’entrainement est vraiment très, très faible » .


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