3éme opérations depuis un mois

Rapatriement des 264 nigériens


Pas moins de 264 ressortissants nigériens qui résidaient clandestinement à Oran ont été ramassés, hier, avant de les conduire vers le Centre de transit de Tamanrasset en vue de leur rapatriement dans leur pays.

"Cette opération, menée en coordination avec différents secteurs partenaires, s'est déroulée dans des conditions normales et dans le respect de la dignité humaine. Plusieurs quartiers ont été ciblés par cette opération, notamment au centre ville, El Hassi. Cette opération a concerné 264 personnes, dont 193 hommes, 52 femmes et 19 enfants. Le rapatriement des ressortissants nigériens fait suite à la demande formulée par le gouvernement nigérian. Elle a été acceptée par son homologue, le gouvernement algérien. L'Algérie avait pris une série de mesures pour le rapatriement de ces ressortissants nigériens, dans les meilleures conditions, jusqu'à ce qu'ils regagnent leurs villages et leurs maisons. Les ressortissants nigériens ont été d'abord conduits au centre de transit de Bir El-Djir, situé à l'est de la ville d'Oran, offrant d'excellentes conditions d'accueil. Des kits alimentaires ont été distribués aux migrants qui ont également bénéficié de consultations médicales. Puiseurs équipes ont été mobilisées par les corps partenaires à l'instar de la Direction de l'action sociale (DAS), des services de sécurité, de la Protection civile et de la Direction de la santé et de la population (DSP).Des bus confortables ont été réservés pour le transfert des ressortissants nigériens au Centre d'accueil de Tamanrasset d'où ils seront rapatriés vers leur pays. Ces migrants, en majorité des femmes et des enfants, vivent de mendicité: une situation devenue, de plus en plus, difficile, à la fois pour ces réfugiés et pour les riverains, en l'absence de prise en charge adéquate de ces migrants, fuyant la misère de leur pays. Devant cet état de fait, tendant vers l'anarchie, des habitants avaient interpellé les pouvoirs publics pour une meilleure prise en charge de la situation. Rappelons, également, qu'une étude faite par l'Association Médecins du monde' sur un échantillon de Subsahariens ayant élu domicile dans des baraques au quartier Coca, ont confirmé que ces derniers vivaient dans des conditions très précaires, un état de santé détérioré, avec la prolifération de certaines maladies, en l'absence de vaccination pour les enfants. Le mois dernier le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui avait indiqué que cette « opération se poursuit toujours, dans le respect total des droits de l’Homme et de la dignité humaine, conformément aux instructions du président de la République. Répondant aux campagnes visant à porter atteinte à l’image de l’Algérie, M. Bedoui a affirmé que l’Algérie « n’a pas coutume de faire étalage des gros moyens qu’elle consacre à la prise en charge de ces migrants, à la garantie de leur sécurité, de leur santé et à la préservation de leur dignité », affirmant que l’Algérie « a été parmi les premiers pays à avoir accueilli les migrants clandestins, en raison de leur situation difficile et pour éviter leur exploitation par les réseaux de trafic et de traite d’êtres humains, ainsi que par des groupes terroristes », a conclu le ministre. Fayçal A.


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